Trois calendriers imbriqués, un compte continu depuis 3114 avant notre ère, et une obsession pour Vénus.
Les Mayas n'ont pas inventé un zodiaque : ils ont inventé une machine à compter le temps, et ils l'ont tenue sans interruption pendant des siècles. Entrez une date : les trois roues se placent, la stèle se grave, et le calcul s'affiche pour que vous puissiez le refaire.
Une date maya complète s'appelle une Série Initiale. Elle se lit en double colonne, de haut en bas, deux blocs à la fois : d'abord le glyphe d'introduction, puis les cinq positions du Compte Long, puis le jour du Tzolk'in, le Seigneur de la Nuit, et enfin le jour du Haab.
Une seule opération de départ, puis quatre divisions. Tout le reste en découle. Vous pouvez vérifier le jour julien avec n'importe quel convertisseur, et les divisions avec un papier.
Ce que nous n'avons pas dessiné : les glyphes de jour, de mois et de période. Il faut une main de scribe pour les tracer juste, et un glyphe faux discréditerait les nombres qui, eux, sont exacts. Les noms restent en translittération.
Aucun ne suffit seul. Le Tzolk'in donne le caractère du jour, le Haab donne la saison, le Seigneur de la Nuit donne la garde, le Compte Long donne la position absolue. Les deux premiers se recroisent tous les 18 980 jours — cinquante-deux ans — et ce retour était un événement.
Deux cent soixante jours : treize nombres qui tournent contre vingt noms de jour. Chaque combinaison ne revient qu'une fois tous les 260 jours. C'est ce compte qui nomme l'enfant et fixe les rituels. Il est encore tenu aujourd'hui dans les hautes terres du Guatemala.
Dix-huit mois de vingt jours, plus cinq ajoutés à la fin — le Wayeb', période dangereuse où l'on évitait d'entreprendre. Trois cent soixante-cinq jours sans année bissextile : le Haab dérive contre les saisons, et les Mayas le savaient.
Neuf divinités se relaient de nuit en nuit, notées G1 à G9 par les épigraphistes faute de connaître tous leurs noms. Aucune date monumentale n'est complète sans son Seigneur. Notre nuit s'appelle encore comme la leur : par un nom de dieu.
Un décompte continu de jours depuis une date d'origine, noté en cinq positions vigésimales. C'est ce qui distingue les Mayas de presque tous leurs contemporains : ils pouvaient dater un événement à un jour près, à des siècles de distance, sans ambiguïté.
Le Codex de Dresde consacre six pages à Vénus : un cycle de 584 jours, tabulé sur des siècles, avec une correction périodique pour rattraper la dérive. Son retour comme étoile du matin était un présage de guerre — les campagnes étaient datées dessus.
Les quatre phases sont celles du tableau de Dresde. Le décompte part de l'origine du Compte Long — c'est une convention de lecture, elle est écrite ici plutôt que sous-entendue. Le calage réel sur la position de Vénus demande une éphéméride : il est dans l'audit complet.
Ce jour-là, le Compte Long affichait 13.0.0.0.0 — exactement 1 872 000 jours depuis l'origine, et le Seigneur G9, comme à l'origine elle-même. Un passage de b'ak'tun, comme un compteur qui change de chiffre. Aucun texte maya connu n'annonce de fin du monde à cette date ; plusieurs inscriptions projettent au contraire des dates bien au-delà, dont une, à Palenque, située plus de quatre mille ans dans notre futur.
Testez-le : entrez le 21 décembre 2012 dans le champ ci-dessus. Le compte ne s'arrête pas, il continue.
Votre thème complet contient ce calcul, et sept autres lectures. Le jour maya de votre naissance, son nom, son nombre, son Seigneur et sa position dans le compte — plus la Mésopotamie, l'Égypte, la Grèce, Rome, l'Inde, les Aztèques et le Nord.
L'AUDIT COMPLET pas encore ouvertLa constante de corrélation dite GMT (584283) est la plus largement retenue, mais elle reste discutée : d'autres valeurs déplacent le résultat de quelques jours. Nous l'affichons plutôt que de la taire. Toutes les étoiles du fond sont réelles : coordonnées équatoriales J2000 de la base HYG — Hipparcos, Yale Bright Star Catalogue, Gliese, publiée par Astronomy Nexus sous licence CC BY-SA 2.5 — projetées en stéréographique. Aucun point n'a été ajouté pour la composition. Les glyphes logographiques, eux, ne sont pas reproduits ; seuls les chiffres, dont la notation en barres et points est certaine, sont dessinés. Ces pages relèvent de l'histoire et de la mythologie comparées : elles ne constituent ni un avis médical, ni un conseil financier, ni une prédiction.